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Avec un taux d’emploi des seniors en deçà de la moyenne de la zone euro, la France se trouve, aujourd’hui, confrontée à un réel défi à savoir celui de replacer les seniors de 50 à 64 ans dans le circuit économique.
La faible croissance démographique ainsi que l’approche de la sortie à la retraite des baby-boomers dans les prochaines années, a remis les seniors au devant de la scène du marché du travail. Un marché du travail où l’emploi des seniors est plutôt caractérisé par une précarité des emplois ainsi que des pratiques cachées d’exclusion des plus de 50 ans. Une donne généralisée dans tous les secteurs et à tous les métiers, qui fait que les seniors se trouvent aujourd‘hui particulièrement touchés par le chômage longue durée.
En relevant le défi de l’emploi des seniors, la France visera d’un seul coup une amélioration de sa croissance économique en optimisant son capital humain, mais aussi favoriser une meilleure cohésion sociale.
Afin de répondre à cette problématique de l’emploi des seniors, le gouvernement français ainsi que le tissu associatif dans toutes les régions, ont œuvré, ces dernières années, pour mettre en place des dispositifs favorisant l’amélioration de l’employabilité des seniors.
Cependant, la composante essentielle de toutes les solutions et les encouragements à l’emploi des seniors est l’action des seniors eux-mêmes. En ce sens, les seniors notamment confrontés au problème du chômage doivent réaliser toutes les disparités des opportunités d’emplois par région, par secteur mais aussi par métier. L’ensemble est à confronter aux compétences déjà acquises par le demandeur d’emploi. Suivant cette logique de recherche d’emploi, le senior – demandeur d’emploi – pourra bien répondre consécutivement à ses problématiques personnelles liées à sa mobilité, sa disponibilité, mais aussi ses compétences et son savoir-faire professionnel. Il ne faut pas oublier, par ailleurs, que les plus de 50 ans peuvent particulièrement prétendre, au vu de leurs expériences et leurs savoir-faire, à un emploi à l’étranger.
Outre le problème classique de recherche d’un emploi, les plus de 50 ans se trouvent amener à faire souvent attention au type de contrat de travail. Un souci animé en fin de carrière par la volonté d’améliorer son taux de retraite et atteindre ainsi les 160 trimestres de cotisation réglementaires pour une retraite à taux plein. Ainsi, entre un emploi à plein temps en CDD ou encore un emploi à temps partiel en CDI, le choix demande toujours de la réflexion. D’autres types d’emploi séduisent de plus en plus les plus de 50 ans, à savoir l’emploi intérimaire, l’emploi saisonnier, l’emploi à domicile ou encore l’emploi bénévole.
Revenant sur tous les efforts déployés par les pouvoirs publics ainsi que le tissu associatif, les seniors bénéficient aujourd’hui d’un ensemble d’organismes œuvrant à favoriser l’emploi des seniors et pour ne citer que quelques-unes, les seniors peuvent bien se diriger vers l’Agence Nationale Pour l’Emploi – ANPE -, l’une des Maisons de l’emploi dans toutes les régions de la France ou encore à CAP emploi pour les personnes atteintes d’handicaps.
En guise de conclusion, rappelons qu’un plan national d’action concerté pour l’emploi des seniors 2006-2010 issu de l’accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005, encadre aujourd’hui tous les efforts pour accroitre la proportion des seniors sur le marché du travail. En ce sens, les actions s’articulent autour de quatre objectifs, à savoir : émancipation des mentalités, le maintien dans l’emploi, le retour à l’emploi et l’aménagement des fins de carrière.
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