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La Loi de 1971, sur la formation professionnelle, avait entre autres comme ambition de réduire les inégalités. Plus de trente ans après, force est de constater que le système a participé à creuser encore les écarts notamment entre les générations, mais aussi pour les différents niveaux de qualification. Cependant, toutes les orientations de la politique de la formation pour adultes, décidées ces dernières années, laissent présager une tendance à minimiser les écarts déjà créés. A titre d’exemple, en 1999 et mise à part les niveaux de qualifications, les jeunes se sont formés deux fois plus de plus de 50 ans. Un âge qui constitue depuis quelques années une frontière d’action afin d’assurer l’avenir d’une population vieillissante. Rappelons que les seniors représenteront d’ici 2025 près du tiers de la population française.
Outre tous les mécanismes de financement de la formation professionnelle, décidés afin de canaliser et de booster les efforts consentis en la matière, le Droit Individuel à la Formation – DIF – constitue aujourd’hui l’un des piliers du système de la formation professionnelle continue tout au long de la vie. Visant à mettre tous les actifs sur le même pied d’égalité, le Droit Individuel à la Formation – DIF – constitue aujourd’hui une garantie afin de hisser vers le haut l’emploi des seniors et ce, au niveau de l’objectif (emploi d’au moins 50% des seniors) auquel à adhérer la France lors du sommet de Stockholm en 2001.
En réponse à la problématique de l’emploi des seniors, dont une partie de la réponse est à chercher au niveau de la formation professionnelle, une lecture orientée vers la tranche de la population active de plus de 50 ans a été effectuée par le DARES et ce, sur la base de l’enquête « formation continue 2000 ». Il en ressort, à un premier niveau de lecture, des appréciations divergentes quant à la valeur des seniors notamment avec toutes les nouvelles donnes en matière de nouvelles technologies et des nouveaux modes de gestion. En outre, des disparités tendent encore à se confirmer en faisant référence aux niveaux des qualifications (formation initiale), généralement plus élevé chez les jeunes, mais aussi corrélativement à un moindre carriérisme à l’approche de l’âge de la retraite. Ce dernier constat hérité des politiques sociales des années 80 et 90 constitue aujourd’hui doublement un handicap en matière d’emploi des seniors mais aussi de formation pour adultes. Par ailleurs, les disparités en matière d’accès à la formation professionnelle entre les jeunes et les plus de 50 ans se trouvent aussi amplifiées par des donnes telles que le domaine professionnel, le métier, le niveau de qualification ou encore les diplômes obtenus, la taille de l’entreprise, etc.
Estimant que leurs besoins en formation professionnelle seraient peu importants après 50 ans, les travailleurs âgés doivent être mieux sensibilisés quant à l’intérêt de garder une dynamique professionnelle afin de pouvoir mieux générer leurs fins de carrières. Un objectif directement lié à celui de l’emploi des seniors et relevant en partie du niveau d’adaptation et d’évolution de cette dernière tranche de la population active face aux changements organisationnels et technologiques.
Ainsi et outres les contraintes de mise à niveau par rapport à son domaine professionnel, son métier, le travailleur âgé se trouve dans certains cas amener à suivre, entre autres, des formations pour des logiciels ou encore de chercher à décrocher de nouveaux diplômes. Cette dernière alternative qui s’offre à travers la formation continue au niveau des réseaux GRETA.
Alors que l’éducation et la formation tout au long de la vie sont devenues une stratégie généralisée pour permettre à tous les citoyens de relever de nouveaux défis, les problématiques actuelles et avenir liées, entre autres, à l’emploi des seniors mais aussi indirectement à leur formation professionnelle, devraient être attaqués en premier par des actions de sensibilisation de tout le tissu économique.
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