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Abstraction faite de la composition d’un patrimoine, que ce soit un patrimoine immobilier ou encore un patrimoine financier, c’est la façon dont est gérée les éléments d’actifs et de passifs (dette) y afférents qui assure sa préservation et sa fructification. Ainsi, le conseil en gestion de patrimoine est une discipline qui couvre aussi bien l’établissement de bilan patrimonial, l’optimisation de la performance en maximisant le rendement du patrimoine pour un niveau de risque donné, intégration d’un levier financier, études des différentes alternatives de transmission et leur optimisation, mais surtout assurer des revenus réguliers, le plus longtemps possible. Ces différentes composantes formant la base de métier en conseil en gestion de patrimoine sont aussi variables que les profils des investisseurs. Ainsi, entre un couple qui cherche à acquérir sa résidence principale, un jeune qui voudrait financier la suite de ses études, ou encore un futur retraité en vu de préparer sa retraite, les stratégies de placement ne sont pas certainement les mêmes.
La première étape déterminante pour l’exercice du conseil en gestion de patrimoine est l’établissement d’un bilan patrimonial. L’établissement d’un bilan patrimonial passe entre autres par une définition de la situation familiale, de la situation professionnelle, du profil de sa carrière, du niveau des revenus actuels et futurs, et surtout des objectifs patrimoniaux. Ces donnes forment la base de toute projection à l’échelle individuelle en vue de la quête d’un enrichissement futur. Elle donne aussi une estimation de l’horizon de détention des différents types d’actifs pouvant entrer dans la formation de son patrimoine. Une autre donne peut être extraite de ce bilan patrimonial, c’est le niveau d’aversion au risque. En ce sens, et exception faite des investisseurs atypiques soufrant d’un biais comportemental, le degré ou encore le niveau d’aversion au risque est corrélé positivement à l’âge et inversement à la richesse. Un bon conseil en gestion de patrimoine devrait tenir compte de ce niveau d’aversion au risque afin de pouvoir établir une stratégie de placement adéquate pour atteindre le maximum de rendement possible.
Une fois les niveaux du risque à supporter, du rendement espéré ainsi que l’horizon de détention souhaité sont définis, c’est vers le choix des actifs et passifs (dettes) - devant constituer le patrimoine - que les intérêts doivent être portés. A ce niveau et outre la distinction et la diversification par la nature des biens entre patrimoine immobilier et patrimoine financier, la conjugaison des éléments d’actifs et de passifs sont faites pour créer un effet de levier « financier ». Cet effet de levier est obtenu à travers le financement par dette – notamment bancaires – de certaines acquisitions de biens. Notons que le fondement théorique de cet effet de levier tient à la déductibilité des charges financières rattachées à des plafonds de revenus donnés. A ce niveau les agences de patrimoine sont aptes et bien placer et ce, à côté du conseiller bancaire, à donner le niveau d’endettement optimal pour le financement de l’acquisition d’un bien.
L’autre élément afférent au métier de conseil en gestion de patrimoine, c’est l’établissement d’un flux de revenus réguliers sur l’horizon de détention du patrimoine. Par exemple pour un futur retraité voulant se constituer un complément de retraite, c’est plutôt une rente viagère qu’il faudrait opter, entre autres. Pour un jeune investisseur, la régularité des flux des revenus devient secondaire à côté d’autres objectifs tels que un rendement élevé ou encore un accroissement de la valeur de son patrimoine. Pour le reste, le conseil en gestion de patrimoine peut s’étendre jusqu’à la préparation de la transmission du patrimoine. Une transmission qui pourrait se faire, rappelons le, soit en terme de succession ou encore en donation.
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