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La gestion de patrimoine est un processus de fructification et optimisation de la fortune directement rattaché aux notions de droit de patrimoine et de fiscalité. Ce processus dont les composantes sont à moduler selon les besoins de chaque individu, s’oriente aujourd’hui de plus en plus vers une logique d’amélioration du niveau de vie avant et après la retraite. Conséquemment, des notions telles que rendement et risque sont aussi à moduler selon les profils « investisseurs » des individus. En ce sens, alors que les personnes de moins de 50 ans peuvent se permettre de viser des rendements assez élevés en courant systématiquement un risque conséquent, les personnes à l’approche de l’âge de la retraite, doivent généralement faire de la gestion de patrimoine d’un bon père de famille. Autrement dit, courir moins de risque et ce, au détriment d’un rendement élevé, et éviter ainsi de tout perdre sur la dernière ligne droit avant de partir en retraite.
En matière de gestion de patrimoine, la différenciation se fait généralement en distinguant patrimoine immobilier et patrimoine financier selon différents niveaux de performances. En effet, la distinction entre ces deux composantes du patrimoine se fait principalement en termes de poids des investissements, de liquidité, d’obligations fiscales, et ce sans oublier la composante principale qu’est la performance. Ainsi, entre investir dans de l’immobilier locatif pour des rendements après charges de 8 à 10%, ou investir dans des produits dérivés pouvant rapporter des rendements très importants à trois chiffres, ce n’est certainement pas le même investissement ni du point de vue du poids financier, niveau de risque des actifs en question, ni aussi pour les mêmes échéances d’investissement. Pareil pour les questions d’optimisation fiscale ; La gestion de patrimoine et l’optimisation fiscale d’un actif immobilier sont assez différentes de la gestion d’un patrimoine financier et son optimisation fiscale. Cependant, ces deux composantes du patrimoine, à savoir le patrimoine immobilier et le patrimoine financier sont complémentaires et plus que nécessaire pour atteindre une bonne performance – à l’aide d’une bonne diversification - ainsi qu’une liquidité acceptable pouvant répondre aux besoins financiers de la personne, mais aussi répondre aux obligations fiscales qui sont rattachées au droit de propriété.
A travers cette complémentarité entre le patrimoine immobilier et le patrimoine financier, ce sont les notions d’actif et de passif (dette) qui jouent le rôle principal pour une diversification réussie. En outre, l’effet de levier crée par le financement des nouvelles acquisitions par la dette notamment le financement bancaire, tisse encore plus le lien entre ces deux types de propriété. Concernant l’effet de levier, il se matérialise principalement à travers les avantages auxquels donne droit la contraction de dette et ce en matière de déductibilité de leurs charges d’intérêt, mais aussi du fait de la réduction de la valeur nette du patrimoine soumise à l’ISF. Il y a lieu à noter que cet effet de levier ne joue pas à tous les coups en faveur d’une amélioration de la performance globale du patrimoine et qu’il faudrait plutôt chercher le taux d’endettement optimal.
D’autres moyens d’optimisation du patrimoine et notamment le patrimoine immobilier sont envisageables. Loin de faire partie de la théorie financière classique, à l’image de l’effet de levier, la défiscalisation immobilière trouve son essence dans les différents encouragements octroyés par les différents gouvernements à certains types d’investissements. De ces types d’investissements, on peut bien citer l’immobilier locatif, les centres historiques, l’immobilier dans la campagne, dans les DOM-TOM. Des investissements encouragés par des lois de défiscalisation telles que la Loi de Robien, la Loi LMP, la Loi Girardin, etc.
Ainsi, le tout est de savoir définir la meilleure stratégie en faisant des arbitrages entre investissements immobiliers et investissements financiers et de rechercher conséquemment la performance optimale défiscalisée. Pour une population telle que les retraités, un souci majeur de liquidité de ces investissements est fortement souhaitable afin de pouvoir face aux aléas de la vie ainsi que de répondre aux obligations fiscales en matière d’ISF et d’impôt sur les revenus.
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