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Partant du constat que les pensions de retraite diffèrent selon l’ancienne profession exercée, l’âge, le sexe, mais aussi le profil de carrière menée, des compléments de retraite sont parfois plus que nécessaires pour assurer une stabilité du niveau vie avant et après la liquidation de la retraite. Ces compléments de retraite matérialisés par des flux générés souvent par un patrimoine financier - constitué tout au long de la vie professionnelle -, caractérisent notamment les anciens indépendants. En effet, un ancien indépendant touche en moyenne - sur toute sa vie de retraité – une pension inférieure de 47% à celle d’un retraité du secteur public et de moins 34% par rapport à la pension d’un retraité du privé. Conséquemment, les anciens indépendants ont en moyenne un complément de revenu de près de 30%, alors que la moyenne s’établit à 24% pour l’ensemble des ménages retraités. Ainsi, le constat est évident : c’est le sentiment d’insécurité et le besoin d’assurer un niveau de vie convenable après la retraite qui pousse les futurs retraités à investir et fructifier un patrimoine financier.
Les différents types d’actifs pouvant former un patrimoine financier sont généralement les valeurs mobilières, les produits d’assurance, l’épargne administré ou encore l’épargne de marché. Concernant les valeurs mobilières, elles peuvent être matérialisées par des actions, obligation, produits dérivées et/ou OPCV. Elles sont plutôt prisées par les salariés du secteur privé qui en font près du quart de leur patrimoine financier. Les produits d’assurance et notamment les fameuses assurances vie avec leurs différentes variantes, à savoir les assurances vie multisupport ou encore les contrats de capitalisation, représentent l’élément le plus prépondérant dans tous les portefeuilles financiers des ménages retraités. Par ailleurs, les produits d’épargne administrée et l’épargne de marché viennent ensuite en troisième position constituant en moyenne le cinquième des portefeuilles financiers des ménages retraités.
Cependant, avoir ces éléments dans un portefeuille financier ne signifie pas forcément assurer un complément de retraite régulier et durable. En effet, en plus des éléments composants ce patrimoine financier, il faudrait doter ce dernier d’une stratégie adéquate au niveau du risque, du rendement et l’horizon de détention souhaités. Les deux premiers critères de gestion forment la composante performance d’un actif donné. Cette dernière variable de gestion est fortement corrélée au degré d’aversion au risque, un concept qui dépend à son tour de la situation financière, familiale, et de l’âge de l’investisseur. Par ailleurs, l’horizon de détention définit implicitement aussi bien le degré ainsi que l’évolution dans le temps de la liquidité des actifs, c'est-à-dire leur disponibilité.
En outre, il faut savoir que la notion même de patrimoine est directement liée à des obligations fiscales. Des obligations qui couvrent aussi bien le droit de propriété à travers l’Impôt de Solidarité sur la Fortune – ISF -, que les revenus sous leurs différentes formes (plus-values, dividendes, intérêts, etc.). C’est dans ce sens, qu’une optimisation fiscale est plus que nécessaire pour hisser encore vers le haut la performance brute d’un patrimoine financier. Une optimisation qui pourrait se faire – à un premier niveau - en optant pour une diversification du patrimoine financier. Une optimisation qui conduirait à profiter de plusieurs avantages liés à des produits financiers. A un deuxième niveau, la constitution d’un patrimoine immobilier à travers l’un des dispositifs de défiscalisation permettrait aussi une optimisation de la facture fiscale. Notons que plusieurs Lois permettent une défiscalisation dans l’immobilier et ce, à l’image de la Loi Robien, la Loi Borloo, la Loi Girardin, la Loi Demissine, la Loi Besson, etc.
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