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Bien que le droit à la retraite soit énoncé à la base comme étant un droit individuel, le partage de droits y afférent – et la réversion en cas de décès – reste aussi des pistes à prendre en considération notamment pour les couples retraités. Par ailleurs et outre ces questions patrimoniales rattachées à la retraite, d’autres préoccupations peuvent bien apparaître après la retraite comme notamment la redéfinition identitaire du jeune couple retraité.
En matière de gestion patrimoniale, et bien que le législateur a couvert jusqu’à présent des questions telles que la réversion et le transfert partiel des droits rattachés au système de retraite en cas de divorce, la question principale de partage des droits à la retraite entre conjoints, encore appelé « splitting », demeure jusqu’à présent du ressort des débats. En effet, les disparités existantes, notamment en matière de gestion de carrières, défavorisent fortement l’indépendance de la femme retraitée. Rappelons qu’en matière de statistiques, les chiffres affichent seulement un taux de 39% des femmes ayant obtenu une retraite à plein taux et ce, contre 85% des hommes. Ce déséquilibre au niveau des ressources financières propres à chacun des membres du couple retraité peuvent créer à terme des tensions liées à l’indépendance.
Ce droit de partage qui se pratique déjà dans des pays tels que l’Allemagne, la Suisse, le Canada, le Royaume-Uni et le Suède, consiste à faire masse des droits à la retraite acquis par l’homme et la femme pendant la durée du mariage et de les partager également entre eux. En outre, le droit de partage peut se concevoir de deux façons pour un couple de retraité. Lors d’un divorce, comme une compensation entre les époux ayant des niveaux de revenus différents. Ce mécanisme pourrait annuler ainsi celui de la réversion. Par ailleurs, le droit de partage pourrait être conçu tel qu’une modalité de répartition des droit à pension parmi les deux membres du couple retraité.
Outre, les questions et préoccupations liées notamment à l’équité du partage des droits à la retraite, au divorce ou encore au décès d’un membre du couple, le couple de retraités pourrait faire face à d’autres problèmes mais cette fois d’ordres conjugaux. En effet, un décalage peut naitre au sein du couple entre le membre actif et l’inactif. Un phénomène de distance peut ainsi dévaler la qualité de vie du couple des retraités. C’est pour ces différentes raisons que toute personne doit préparer sa retraite à l’avance en matière de liquidation des droits, mais aussi en matière d’anticipation de la situation familiale et à sociale après le départ à la retraite.
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