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Aide aux retraités
Préretraité
Jeune retraité
Femme retraitée
Couple de retraité

Préconisé comme un dispositif de la gestion des âges dans l’entreprise ainsi qu’un mécanisme de régulation de la problématique du chômage, ces concepts ayant donné naissance au départ anticipé à la retraite ont été mis en cause ces dix dernières années. En effet, le vieillissement de la population conduisant aujourd’hui à un accroissement notable de la population active âgée de 50 ans et plus, a tiré la sonnette d’alarme notamment des différents régimes de retraite et des mécanismes privés et/ou étatiques de prise en charge après la cession de l’activité.
Aujourd’hui, les dispositifs de préretraite sont de plus en plus concentrés et encouragés pour les salariés ayant connu des conditions de travail difficiles ou pénibles au cours de leur carrières. Ainsi, si les effectifs des préretraités sont en nette diminution, les chômeurs indemnisés âgés de 55 à 59 ans sont en nette augmentation favorisant conséquemment leur taux d’activité. Un taux d’activité qui devrait servir la problématique actuelle et future de l’emploi des seniors.
En matière de cessation d’activité, il existe deux alternatives chacune couverte par un certain nombre de dispositif. La cessation totale d’activité donnant droit à un statut de préretraité est couverte par plusieurs dispositifs, dont l’allocation spéciale du fonds national de l’emploi – ASFNE –, la cessation anticipée d’activité de certains travailleurs handicapés – CATS et l’Allocation de Remplacement pour l’Emploi – l’ARPE. Ce dernier dispositif s’est éteint complètement fin 2003  Le premier dispositif – l’ASFNE - donne droit à partir de l’âge 57 ans  (56 ans par dérogation) et moyennant des conditions d’ancienneté dans l’entreprise, de durée de cotisation dans un ou plusieurs régimes de sécurité sociale, et de ne plus exercer aucune activité professionnelle. Ce dispositif accompagne le futur retraité jusqu’à l’âge de 60 ans et au-delà jusqu’à l’obtention du nombre de trimestres nécessaires pour l’obtention d’une retraite à plein taux, mais au plus tard jusqu’à 65 ans. Ce dispositif est à son plancher depuis 2001 n’enregistrant ainsi qu’un peu plus de 6.000 entrées chaque année.
Le dispositif CATS – initié en 2000 – sert plus l’objectif de concentration des départs anticipés en retraite en faveur des travailleurs ayant occupés un travail difficile ou encore pénible pendant leurs carrières. Certaines conditions conventionnelles recadrent l’adhésion à la CATS. En ce sens, le salarié concerné doit avoir travaillé durant 15 ans en équipes successives ou à la chaine, soit avoir travaillé habituellement 200 nuits et plus pendant 15 ans, soit avoir la qualité de travailleur handicapé à la date de l’accord de la branche et compter au moins 10 ans d’affiliation à un régime salarié de sécurité sociale. Par ailleurs, ce dispositif permet une adhésion à partir de 55 ans, à ce que la prise en charge partielle de l’allocation par l’Etat n’intervient qu’à partir de 57 ans. Cette dernière prise en charge se poursuit jusqu’à la validation d’une retraite à taux plein, dans la limite de 65 ans maximum.
Le deuxième type de dispositif pouvant donner le statut de préretraité, est la cessation progressive d’activité, appelé aussi la préretraite progressive – PRP. Ce dispositif vise doublement à encourager le prolongement de la durée d’activité des seniors dans des entreprises en difficultés et encourager, en parallèle, l’embauche et la gestion de la pyramide des âges dans les entreprises. Selon ce dispositif, le préretraité va voir son temps de travail réduit de 50% avec la possibilité de bénéficier d’horaires modulés sur toute la période de cessation progressive d’activité. En terme de rémunération, le préretraité perçoit son salaire de temps partiel, une allocation dont le montant s’élève à 30% du salaire antérieur de référence pour la part de ce salaire en-dessous du plafond de la sécurité sociale, augmentée de 25% de la part de ce salaire comprise entre une et deux fois ce plafond. Il perçoit cette allocation jusqu’à l’âge de 60 ans, ou au-delà jusqu’à l’obtention du taux plein de retraite, mais au plus tard jusqu’à 65 ans.
Ce dispositif de préretraite qui sert en arrière plan la problématique de l’emploi des seniors, favorise en plus une plus longue intégration des individus dans le tissu socioéconomique, soit un nouveau tremplin à la productivité et la transmission du savoir et du savoir-faire intergénérationnel. Par ailleurs, le prolongement de la période d’activité notamment professionnelle, retarde le phénomène ainsi que le risque d’isolement social des personnes âgées.