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Pourquoi un complément de retraite ou encore une retraite surcomplémentaire ? En effet, les régimes de retraite obligatoire, à savoir le régime de base et le régime complémentaire, demeurent plafonnés en matière de cotisation et n’offrent pas de ce fait un équivalent proportionnel à l’ancienneté et à la rémunération du salarié dans l’entreprise. Par ailleurs, la réforme du système de retraite n’a pas dit encore son dernier mot en matière de correction à la baisse des montants des pensions, d’allongement de la durée des cotisations et de hausse des prélèvements.
Comme réponse, le complément de retraite offre notamment à certaines catégories socioprofessionnelles – à fortes rémunérations – la possibilité de souscrire à des produits d’épargne et/ou placement individuels ou collectifs par « capitalisation » donnant droit - à l’échéance - à une rente viagère ou encore un capital à percevoir lors du départ en retraite.
Parmi ces produits, les plus simples sont les produits d’épargne retraite. Le Plan d’Epargne Retraite Populaire – PERP – est un contrat d’assurance exclusivement dédié à la retraite. Le PERP offre en plus une déductibilité des cotisations versées avec tout de même des plafonds fiscaux. L’assurance-vie classique, conçue à la base pour répondre à la problématique de la transmission de patrimoine à travers une exonération totale des droits de succession, offre aussi des avantages fiscaux pour le souscripteur. Aujourd’hui, les assurances-vie se diversifient de plus en plus jusqu’à intégrer des supports d’investissement risqués, tels que les valeurs mobilières. En ce sens, l’assurance-vie fonctionnera comme un fonds de placement et évoluera corrélativement à l’évolution des places financières. L’espérance de gain est donc élevée, mais le risque d’y perdre une partie de son épargne reste aussi fort envisageable. D’autres produits d’épargne retraite sont aussi envisageables. Ce sont des produits d’épargne collectifs. Parmi ces produits on peut bien citer le Plan d’Epargne Retraite Collectif – PERCO, le Plan d’Epargne Retraite d’Entreprise – PERP, mais aussi les contrats collectifs tels que l’Article 39, l’Article 82 et l’Article 83. A côté de ces plans d’épargne retraite, on peut bien se constituer un complément de retraite en optant pour de l’épargne classique tel que le Livret A – réglementé, mais aussi d’autres livrets non réglementés offerts par les banques.
Par ailleurs, des produits de placement bancaires et non bancaires offrent aussi la possibilité de se constituer un complément de retraite. Choisir ce type de produits suppose en règle générale, sauf dans les cas de la gestion pour compte, une dynamique de placement basée sur des arbitrages en matière de gestion du couple risque-rendement. A commencer par les placements à terme, les certificats de dépôt et le Bon Moyen Terme Négociable – BMTN, pour arriver aux fonds communs de placement, les comptes en actions en gestion libre, les produits dérivés, les matières premières, mais aussi la gestion de devises, l’investisseur ou encore le futur retraite a un large choix à … avec son niveau d’aversion au risque.
D’autres produits tels que l’immobilier locatif offrent entre autres un fort potentiel de défiscalisation et conséquemment la possibilité de se constituer un complément de retraite. En effet, nombreux sont les dispositifs de défiscalisation immobilières et ce, à l’image de la Loi de Robien, la Loi Borloo, la Loi Malraux, la Loi Girardin, etc.… Cependant, à ce niveau l’aide d’un conseiller en gestion de patrimoine est plus que recommandée pour une meilleure optimisation notamment des avantages fiscaux.
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