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Que ce soit dans le cadre d’un contrat de tutorat pour une transmission d’un savoir et un savoir-faire nécessaire à l’entreprise ou encore dans le souci d’avoir parmi les effectifs des seniors expérimentés et sages, l’embauche de retraités à été largement favorisé par la dernière réforme des retraités en 2003. Une réforme qui va directement dans le sens de la correction du déficit des différentes caisses de la sécurité sociale, mais aussi dans le sens des objectifs du conseil de Lisbonne ayant fixé le taux cible d’emploi des seniors à 50%. Rappelons aussi que l’emploi des seniors vise d’une façon générale les 50 ans et plus. Cette cible qui a bénéficie d’autres avantages dont notamment la suppression de la contribution Delalande et le lancement des contrats dernière embauche.
Au niveau du marché de travail, les employeurs intéressés par une main-d’œuvre expérimentée et surtout sage avec un moindre carriérisme que les jeunes, peuvent opter aujourd’hui pour l’embauche de retraités. En matière de charges patronale, l’obligation demeure toujours la même. Cependant et au vu du plafond autorisé pour le retraité en matière de cumul emploi et retraite, l’employeur bénéficiera d’une ressource bon marché. Par ailleurs et dans un souci de gestion des compétences, l’employeur peut bien opter pour un contrat de tutorat pour le compte de ses employés âgés ayant déjà liquidé leurs retraités.
Du côté des retraité ayant opté pour reprendre une activité professionnelle, les seules contraintes - outre le plafond autorisé des revenus cumulés avec la pension de retraite – sont liés plutôt à l’optimisation de leurs assiettes imposables. Il y a lieu à noter tout de même que les retraités cumulant emploi et retraite continueront à cotiser au régime de base sans pour autant acquérir des droits supplémentaire. Notons tout de même que les personnes – âgées de moins de 65 ans - ayant totalisé les 160 trimestres donnant droit au plein taux de retraite peuvent poursuivre leurs activités professionnelles sans demander une liquidation de leurs droits et ce, afin de bénéficier de la surcote décidée au niveau de la Réforme Fillon.
Conséquemment à la lecture de ces deux axes portant les intérêts de l’employeur et du retraité salarié, l’embauche de retraités demeure toujours confrontée aux tensions créées par le chômage en bas de la pyramide. C’est en terme de complémentarité de l’offre des profils jeunes et seniors que le marché de travail doit mieux se structurer.
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