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Chercher à améliorer son niveau de vie après la retraite, à profiter d’une meilleure fiscalité, ou encore pour d’autres raisons personnelles et familiales, la solution de partir en retraite à l’étranger a déjà fait l’objet du choix de près de un million de Français déjà. Les Français à la retraite qui vivent au Maroc, en Espagne, en Tunisie, en Israël ou encore au Canada, 49% ont été motivé par le climat, 47% par la famille et seulement 8% par la fiscalité des impôts (8%) et ce, selon un sondage TNS-Sofres.
Sur ce dernier point touchant la fiscalité, le Maroc a déjà déroulé le tapis rouge avec un abattement de 40% sur l’assiette imposable et 80% de réduction de l’impôt sur les revenus pour les retraités résident au Royaume. D’ailleurs, un quart des retraités actuellement résidents à l’étranger, touchent leurs retraites au Maroc. Selon le même sondage, 800.000 français âgés de 50 à 59 ans comptent prendre leurs retraites à l’étranger. Un chiffre qui ne représente que près de 4% des départs en retraite sur la période 2006-2016, mais qui signifie beaucoup.
En matière de formalité et afin de prendre votre retraite à l’étranger, il vous suffit d’informer la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse – CNAV – de votre nouvelle adresse de résidence. Pour les fonctionnaires et les militaires de carrière, c’est le consulat Français dans le pays d’expatriation qui se chargera de vous verser votre pension de retraite. En cas général, votre pension de retraite vous sera envoyée par un transfert bancaire ou encore par mandat international.
Pour les personnes ayant travaillé à l’étranger pour le compte d’entreprises Françaises, la procédure normale pour liquider votre retraite à l’étranger ne change pas. Pour ceux qui ont travaillé pour le compte d’entreprises étrangères non résidentes en France, il faudra juste informer votre caisse de retraite française de la liste des organismes de retraite étrangers auprès desquels vous avez cotisé. Il y a lieu à noter que les allocations complémentaires, telles que le minimum vieillesse, n’est destiné qu’aux retraités de droit français résidents en France.
Après avoir assuré le versement de votre pension de retraite à l’étranger, il y a lieu à savoir le niveau d’imposition de vos revenus en France mais aussi dans le pays d’expatriation. En France, sachiez que si vous êtes retraités à l’étranger, vous ne payerez plus ni CSG, ni CRDS. Cependant, une retenue à la source de 2,8% est prélevée et ce, selon les accords conclus entre la France et votre pays d’expatriation. A un deuxième niveau, il faut faire attention à la fiscalité du pays d’expatriation et chercher ainsi le maximum d’avantages en la matière.
Le dernier volet est celui de votre couverture santé. En effet, si votre pays d’expatriation est dans l’Union Européenne, vous pouvez profiter de la couverture santé et opter en plus à des compléments de couverture auprès d’assurances privées. Si vous êtes établis en dehors de l’Union Européenne et si votre pays d’expatriation n’a pas conclu d’accords avec la France, vous pouvez toujours cotiser auprès de la Caisse des Français à l’Etranger – CFE – et vous aurez ainsi la même couverture que celle offerte en France.
Pour le reste et concernant les étrangers ayant travaillé en France et voulant faire un retour définitif dans leurs pays d’origine, sachiez qu’il faut exercer votre droit avant de partir, à savoir liquider votre retraite à l’âge légal de 60 ans – si vous ne bénéficiez - pas d’un régime spécial. A défaut, vous perdiez votre droit. Toutefois, des exceptions existent notamment entre la France et certains pays et ce, en matière de couverture de retraite. Dans ce cas, vous pouvez même faire valoir vos droits à partir de votre pays d’origine. Pareille logique de liquidation des droits pour les retraites complémentaires.
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