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Alors que le meilleur conseil pour des jeunes retraités a été toujours « essayer de vous maintenir en activité », la santé après la retraite dépend, en fait, de nombreux autres déterminants dont principalement les risques liés à l’âge. Ainsi, le meilleur conseil serait plutôt de se tenir constamment informé de son état de santé et de toutes les avancées qui se font dans tous les domaines de la médecine. L’autre volet à maitriser par le retraité est l’ensemble de ses droits notamment en matière de couverture sociale et notamment médicale.
Pour se tenir constamment informé de son état de santé après la retraite, il n’y a pas mieux que de procéder à des bilans de santé, appelés encore check-up. Ces bilans de santé sont même conseillés à partir de l’âge de 50 ans. En ce sens, un bilan cardiovasculaire sera essentiel si la personne compte faire une activité sportive, ou si elle sent une gêne respiratoire ou douleur à l’effort. D’une façon générale et en dehors des rendez-vous réguliers auprès du médecin généraliste, tout signe de douleur ou modification doivent inciter à effectuer un bilan de santé. A titre d’exemple, les femmes se disciplineront à une mammographie régulière tandis que les hommes n’hésiteront pas à parler de leurs problèmes urinaires ou sexuels.
Par ailleurs et dans un souci de préparer une éventuelle prise en charge dans une structure d’hébergement pour retraités, communément appelé EHPA, le suivi du niveau d’autonomie et conséquemment le niveau de dépendance quant à l’accomplissement des tâches au quotidien, est aussi primordial. L’appréciation de la perte de l’autonomie est définie selon la grille autonomie Gérontologique Groupe Iso-Ressources – AGGIR. Les niveaux sont définis sur une échelle de six (6) allant de GIR 6 à GIR 1, soit le dernier niveau comprenant des personnes confinées au lit ou en fauteuil ayant perdu leur autonomie mentale, corporelle, locomotrice et sociale. Par contre le niveau 6 regroupe les personnes n’ayant pas perdu leur autonomie pour les actes discriminants de la vie quotidienne.
C’est selon cette grille que sont définies les prises en charges financières ou les allocations accordées par les caisses de retraite en faveur des personnes ayant perdu partiellement ou totalement leurs autonomies face aux gestes au quotidien.
Ceci amène au volet financier de la santé après la retraite. En ce sens, l’Allocation Personnalisé d’Autonomie – APA – constitue aujourd’hui l’une des principales orientations en matière d’aide financière mais elle reste cumulable avec d’autres aides facultatives des organismes de sécurité sociale, conseils régionaux et communes, sous réserves de délibération contraire de leurs instances de décision.
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